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« L’homme doit être respectueux de sa parole ». C’est dans cet esprit que le réalisateur Kasale Mwese a annoncé la sortie officielle, le 28 septembre, de son film « Malipo ». Inspirée des réalités sociales, cette œuvre cinématographique met en lumière la culture des promesses non respectées et leurs conséquences multiples.

Les engagements pris, notamment par les jeunes des milieux ruraux, finissent souvent par être bafoués. Cette irresponsabilité entraîne une série de conséquences néfastes pour la société.

Le film est porté par la Structure Parlement des Jeunes pour le Développement Intégral. En swahili, Malipo signifie « rétribution ». Il s’agit ici d’une fiction qui pousse à une profonde méditation : les promesses, lorsqu’elles ne sont pas tenues, deviennent des chaînes qui freinent le développement, particulièrement dans les villages où certains hommes profitent de la crédulité des communautés à travers de fausses promesses.

Le réalisateur s’est inspiré des promesses répétées dans divers domaines, notamment celles liées au mariage, souvent non respectées. Il montre comment la non-tenue de la parole plonge les jeunes et les personnes âgées dans une attente vaine, sans que leurs conditions de vie ne changent.

 « Les jeunes doivent se désolidariser de cette habitude. Quitter son village et y laisser des promesses non tenues est une irresponsabilité. Aujourd’hui, ces promesses irréalisables portent atteinte à l’estime et sont à la base de la trahison des valeurs dans la société », déclare le réalisateur.

Un parcours semé d’obstacles

La réalisation de ce film n’a pas été simple. Le cinéaste évoque des difficultés locales, notamment le manque de salles de diffusion et de distributeurs de films. Pour surmonter ces obstacles, l’équipe a mis en place certaines stratégies adaptées.

« Face à la multiplicité des productions dans la ville, il était important d’impliquer les responsables pour promouvoir cette œuvre. Grâce à eux, il est possible de récupérer une partie de l’investissement du film », explique Kasale Mwese. La structure derrière ce projet n’en est pas à sa première expérience. Elle compte déjà plusieurs réalisations, dont les plus récentes sont Chozi ya Yatima et Mauro. Avec Malipo, elle confirme son engagement à éveiller les consciences et à lutter contre la banalisation des promesses non tenues.

Christian BUZANGU

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